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COMPAGNIE THEATRALE

 

 

 

 

 

 

 

Légendes de la forêt viennoise de Ödön von Horváth

 

 

À propos de Légendes de la forêt viennoise

L'histoire se joue entre la forêt viennoise - la Wachau - et Vienne, en 1931.

Le début de la pièce montre une société adossée à une religion rigide qui étouffe les désirs et organise la vie des individus. Ainsi l'avenir de chaque personnage semble fixé, même si quelques fissures apparaissent : Oscar, le charcutier, doit épouser Marianne, la fille du magicien-marchand de jouets. Valérie, la buraliste, joue aux courses avec Alfred, son amant, toujours désargenté malgré ses emprunts répétés à sa grand-mère. Le capitaine défend les valeurs de l'empire austro-hongrois contre les prétentions d'un jeune étudiant nazi. Leurs querelles annoncent déjà les conflits à venir. Mais Alfred rencontre Marianne : le jeu s'interrompt, les rouages se grippent. Bientôt le rêve d'amour devient liaison encombrante lorsque naît Léopold.

Les individualismes s'exacerbent, chacun tente d'assurer sa survie. Cependant les destins sont liés, l'existence même du groupe est menacée, l'ordre social se désintègre.

La reprise en mains se fera avec violence, fracassant les rêves, tandis que se profile l'ombre grandissante du nazisme qui bientôt instaurera son nouvel ordre politique et moral.

La pièce montre une société en crise, celle des années 30, déchirée par la crainte de l'avenir. Les personnages se replient sur eux-mêmes essayant d'oublier la violence et l'étroitesse de leur vie en festoyant. Avec la fête, la musique, les chansons et les rires, ils tentent de masquer leur dérive et leur angoisse désespérée. L'humour grinçant d'Ödön von Horváth nous emmène dans un univers proche de celui du peintre Ensor.

La musique des valses fait entendre une harmonie rêvée tandis que se joue devant nous une danse de mort. Spectacle masqué, représentation d'une société de mensonge, d'hypocrisie et de double langage. Esthétique populaire, kitsch et pompeuse, qui annonce celle que le national-socialisme utilisera bientôt. La valse tourne, les musiques reviennent comme des ritournelles pour mieux montrer l'enfermement des personnages. La valse de Strauss ouvre le spectacle, et le clôt. Nul ne s'échappera du cercle.

 

 

 
 

 
 

 

 
L'auteur

Ödön von Horváth est né en 1901. Par ses origines multiples - magyare, croate, allemande et tchèque - il est un témoin de l'Europe centrale déclinante. Il écrit en allemand et dénonce le nationalisme croissant de la République de Weimar et la montée du nazisme. Il s'exile et tente de gagner l'Amérique mais meurt durant un orage à Paris en 1938, tué par une branche d'arbre sur les Champs-Élysées.

Son théâtre est ancré dans la culture populaire qu'il détourne pour porter un éclairage cru et violent sur son époque.

"Il va de soi que les pièces doivent être stylisées - naturalisme et réalisme les tuent - car elles deviennent des tableaux de milieu au lieu de tableaux qui montrent la lutte de la conscience contre le subconscient".

Parmi ses œuvres
Théâtre

Le Funiculaire
Le Belvédère
Casimir et Caroline
Foi, amour et espérance
Figaro divorce
Roman, récit
Un Fils de notre temps
L'éternel Petit-bourgeois

 

Distribution
 
Yann Morvan Alfred
Un Client du cabaret
Patrick Geyre La voix du  Confesseur
Frédéric Hermann Oscar
Un Client du cabaret
Bernard Lépine Roimage
Éliane Morin

La Grand-mère
La Présentatrice du cabaret

Évelyne Morin Valérie
Florence Robert

La Tante
La Dame ; la Baronne
Une Cliente de la guinguette et du cabaret

Christian Saint-Gealme Le Capitaine
Marie-France Salas

La Mère
La Fillette à l’accordéon

Cécile Taillardant Marianne
Michel Trapp

Éric
Ferdinand Hierlinger

Marc Vézier Le Gentleman
 
Mise en scène
Assistée de   
Éliane Morin
Évelyne Morin
 
Décors
Accessoires du décor; masques
Musique; bande-son; accordéon
Jean-Marie Plazer
Marie Fezans
Marie-France Salas
 
Régie Marie Fezans
Et la participation des comédiens aux recherches d’accessoires et costumes.